La lutte contre les changements climatiques passent actuellement par un projet baptisé « Ticket to Kyoto ».
Cofinancé par le programme INTERREG IVB NWE, il regroupe cinq sociétés européennes de transport public : la RATP (Paris – France), GMPTE (Manchester – GB), moBiel (Bielefeld – Allemagne), la RET (Rotterdam – Pays-Bas) et la STIB (Bruxelles – Belgique).
Concrètement,chaque société testera un ensemble de mesures visant à réduire les dépenses énergétiques dans leurs infrastructures et dans leurs véhicules :
- l’éco-driving (conduite souple) pour la STIB, la RET et moBiel,
- des compétitions énergétiques, au sein des dépôts de la GMPTE et de la STIB, visant à réduire la consommation d’énergie,
- des dispositifs d’éclairage permettant d’économiser l’énergie dans une station de métro de la RATP,
- de nouveaux systèmes de commande d’éclairage (minuteries, capteurs de mouvement) pour réduire les pertes d’énergie dans les stations de la moBiel et de la GMPTE.
Des expériences d’envergure pour réduire le CO²
Au-delà des mesures précédemment citées et qui sont l’affaire de chaque salarié, les 5 partenaires vont investir et mener des expériences majeures.
- La RET et la STIB développeront des installations au sein de leurs réseaux de métro, pour récupérer l’énergie cinétique libérée au moment où les véhicules utilisent leurs freins. moBiel et la GMPTE feront de même avec leurs trams.
- moBiel expérimentera des installations de chauffage plus efficaces pour garder les voies chaudes en hiver.
- La GMPTE utilisera la puissance d’une chute d’eau à Manchester pour produire de l’électricité pour une station de bus située à proximité.
- La RATP à déjà investi dans un projet visant à utiliser la chaleur récupérée dans une station de métro pour chauffer un bâtiment à proximité.
La chaleur du métro parisien pour chauffer des logements
Dans un immeuble situé non loin du Centre Georges Pompidou, rue Beaubourg, un vaste programme de réhabilitation se veut exemplaire d’un point de vue environnemental.
Relié par un escalier à une galerie de la ligne 11, près de la station Rambuteau, l’immeuble va bénéficier d’un système qui ira puiser la chaleur, puis la fera passer dans des échangeurs pour réchauffer de l’eau et alimenter des conduits de chauffage. Le principe est identique à la géothermie.
Cela viendra en complément du chauffage urbain obtenu par l’incinération des ordures ménagères.
A énergie déployée équivalente, ce projet permettra de réduire d’un tiers les émissions de gaz à effet de serre par rapport à une chaufferie classique. La consommation d’énergie grâce à une bonne isolation devrait être de 77,8 kilowattheure (kWh) par an et par mètre carré soit un niveau inférieur aux 80 kWh demandés par le Plan climat de la ville de Paris.
Les 17 logements qui bénéficieront de ce projet auront valeur d’exemple car ce projet ne pourra pas être généralisé à tout Paris, pour des questions de coûts de constructions et de raccordements.

[...] en parlions déjà sur ce site avec un billet consacré à Kyoto (Ticket to Kyoto : s’unir pour réduire le CO²), la technologie nommée Degrés Bleus a déjà fait l’objet d’une application à [...]